20 mai 2006

Bakounine

Le Barricadier

 

Par Maurice LAISANT

Sébastien Faure disait volontiers (et ne l’a-t-il pas écrit ?) : Pourquoi agir si ce n’est pas en faveur d’une pensée ? et à quoi bon penser si ce n’est pas pour agir ?

Michel Bakounine est la consécration vivante d’une pareille formule, et n’est-ce pas lui qu’invoquait son auteur en la rédigeant ?

En effet, plus que tous, il fut tout à la fois le penseur et l’homme d’action.

Homme d’action d’une telle intensité qu’elle a masqué le penseur aux yeux des imbéciles, alors qu’il laisse le témoignage d’une intelligence exceptionnelle, d’échelle universelle, au service de la plus noble des causes.

Il ne m’appartient pas dans cet article de faire l’analyse des aspects multiples de l’œuvre qu’il nous lègue, et que d’autres envisagent ici ; qu’il me suffise de constater qu’elle est trop en rapport avec la vie pour que le destin de son auteur ne soit pas un débordement de vitalité.

En lui l’homme de pensée et l’homme d’action sont inséparables, indispensables l’un à l’autre.

Les vérités qu’il jette au cours de sa tumultueuse existence, il ne les médite pas dans le silence de son cabinet, il ne les disserte pas devant des aréopages, elles naissent spontanément de son frottement avec la vie, il les rédige au coin d’une borne de proscrit, à la chaleur d’une révolution, dans le silence d’un soir d’émeute vaincue, dans l’évasion d’un bagne, dans la fuite incessante qui le porte d’un continent à un autre continent, avec, devant lui, le mirage de la révolution libératrice qui doit rendre l’homme à la responsabilité et à la dignité qui l’accompagne.

Tel est Bakounine. Au point qu’on hésite à dire s’il poursuivait la révolution ou si elle le suivait, comme l’épidémie suivait le juif errant de la légende.

C’est 1848 à Paris puis à Vienne, c’est l’insurrection de Dresde de 1849 qui lui vaudra la triple condamnation à mort de la Saxe, de l’Autriche et de la Russie, commuée en réclusion perpétuelle, puis son évasion après sept ans du pire des cachots et, la liberté recouvrée, ce sera pour permettre à cet indomptable de participer à la Commune de Lyon en 1871.

Tout cela est à la mesure de l’homme dont la démesure fascine encore les générations nouvelles après avoir fasciné ses contemporains.

Eh bien, toutes les épopées de cette existence, toutes les épreuves qu’il traverse, toutes les calomnies dont on l’abreuve sont comme une source, comme un laboratoire de sa pensée toujours en mouvement, toujours prête à s’ouvrir à toute vérité nouvelle, à la pressentir, à s’y adapter, à l’élargir et à la créer même !

Devant le débordement d’une telle individualité, comment ne pas considérer l’individualisme que portait en lui ce chantre du collectivisme ?

Individualisme profond, d’une intensité universelle, individualisme fraternel et solidaire qui va de l’unité de l’homme à l’unité du cosmos, et qui s’exprime par la plus individualiste des formules : « La liberté d’autrui n’est pas limite de la mienne, elle étend la mienne à l’infini. » Individualisme d’une telle richesse qu’il vit dans les autres après avoir pris en soi sa source.

Mais pour un tel débordement faut-il assurer d’abord le propre enrichissement de sa pensée et de son « moi ». C’est ce que fera Bakounine, éternel étudiant de la vie, qui, sociologue et mêlé au peuple, fréquentera le monde des lettres et de la musique, dont il est passionné, et se livrera aux mathématiques jusque dans ses prisons.

Mais nous sommes en 1835 ; Bakounine a vingt et un ans et déjà le démon libertaire est en lui.

Il conteste à sa famille l’autorité paternelle, contre elle il dresse les siens grâce à cette séduction et à cet ascendant qu’il exerce sur tous ceux qui l’approchent.

Il porte comme une gloire et une tare ce nom de Bakounine, qui fut celui d’un décembriste et de son juge, deux ancestraux parents, ce nom qu’il va laisser célèbre pour la postérité.

Il fuit cette Russie qu’il aime, cette famille qu’il aime, cette sœur qu’il aime jusqu’à la passion !

Dans un déchirement il accomplit la rupture libératrice qui lui permettra son envol.

Et c’est l’Allemagne où il va étudier, tenter de fixer sa pensée et d’adapter l’hégélianisme au devenir d’une révolution.

C’est là qu’il recevra l’ordre du tsar de rejoindre la Russie ; il n’y obtempère pas et doit partir pour la Suisse en compagnie du poète Herwegh pour ne pas être extradé.

Mais déjà il a évolué ; après les philosophes allemands, il s’est penché sur Louis Blanc, Leroux, Considérant, Cabet et Proudhon, et cette orientation intellectuelle va le conduire à une orientation pratique qui le mène des cercles étudiants aux milieux ouvriers.

A Berne, l’ordre pour Bakounine de réintégrer la Russie le suit et le poursuit.

C’est toujours avec Herwegh qu’il partira pour la Belgique, réputée comme étant la terre la plus hospitalière.

Il y retrouve en effet des réfugiés russes et polonais auxquels il va se mêler, mais pour déborder leurs aspirations et appeler à une révolution universelle.

Puis c’est la France où, en 1844, il rencontre Marx, si opposé à lui par son caractère : l’un est enthousiaste, l’autre acerbe, l’un se mêle aux hommes, l’autre rêve de les soumettre (et ce malheureux communiste à tout faire, ce maquignon des lettres aux ordres du parti a intitulé son livre : « Ombre et lumière » ! Sublime maladresse !)

C’est bien d’autres personnalités qu’il va côtoyer à Paris, particulièrement Proudhon qui pèsera considérablement sur son évolution.

Cependant, son séjour en France est de courte durée ; son « Discours aux Slaves » par son ton percutant attire sur lui l’attention des pouvoirs, une fois de plus il franchit la frontière et retourne en Belgique. C’est au début de 1848, ce ne sera que pour quelques mois.

Avec la révolution de 1848, Paris l’appelle, il y revient en marche forcée, exultant de trouver enfin, avec l’émeute, le climat auquel il aspire.

Cependant la révolution de Paris et de la France trouve un écho à Berlin et à Vienne, à Venise et à Milan ; c’est toute la société qui tremble sur ses bases, ce sont tous les régimes qui, menacés, voient leurs chefs composer, capituler ou s’enfuir.

Comment, devant tous ces craquements d’un monde, les hommes épris de révolution n’auraient-ils pas vu les prémices d’une transformation universelle ? Ce que nous taxons, avec le recul, de mirage et de naïveté, ne s’imposait-il pas aux contemporains comme un logique aboutissement ?

Bakounine, révolutionnaire international, quitte Paris pour l’Allemagne, puis pour la Saxe, dans l’espoir de soulever les Slaves de tous les pays contre leurs oppresseurs respectifs.

Pour lui, il n’y a pas de révolution européenne dont l’Europe orientale serait exclue.

De Francfort à Breslau, puis à Prague, il court les assemblées et les congrès, s’efforçant d’annihiler les rivalités et les ambitions, de déborder les vues timorées des uns et les objectifs à court terme des autres.

C’est dans cette ville de Prague, au sortir du congrès, que des incidents éclatent entre l’armée et les étudiants.

Bakounine est opposé à une insurrection qu’il estime improvisée et vouée à l’échec, et dont le sens échappe à l’opinion. Pourtant le sens de la solidarité joue, et le lutteur russe participe à l’émeute, fusil en main.

La révolution est morte là, il faut la ressusciter ailleurs, et il s’efforce d’en rallumer les brandons à Breslau, puis à Berlin.

Expulsé de Prusse sur la demande du tsar, il part pour Dresde où l’attend une autre expulsion de la Saxe.

Alors il se terre à Koethen d’où il écrit « l’Appel aux Slaves » et, de plus, il se tient en contact avec des révolutionnaires allemands qui attendent la révolution à Berlin ou à Breslau et ont déjà désigné Bakounine pour en être l’animateur.

Mais son rêve est de voir cette révolution (où qu’elle éclate) s’étendre sur tout le continent et trouver de multiples échos par-dessus les frontières.

Mars 1849 : Bakounine est retourné à Dresde, mené par son destin qui le conduit au drame de sa vie.

Partout une contre-révolution s’opère, récupératrice des maigres avantages qu’avaient apportés les insurrections de 1848 en Hongrie, en Bohème et en Saxe.

La solidarité des tyrans se démasque : le roi de Prusse refuse la Constitution et offre même le soutien de son armée aux autres souverains allemands pour une répression de leurs peuples ; sous les ordres du tsar, une armée russe franchit les Carpates vers la Hongrie, dans le même temps qu’une armée autrichienne l’agresse à l’ouest.

Le bruit court que les troupes prussiennes marchent sur la Saxe, et c’est l’insurrection de Dresde, le cri « des armes ! » qui retentit, l’hésitation des démocrates (l’histoire renouvellera cette attitude) qui n’osent pas attaquer l’arsenal.

Cependant, le flot populaire, auquel Bakounine est mêlé, submerge tout : la troupe est balayée, le roi et ses ministres sont en fuite.

Un gouvernement est nommé qui, comme tout gouvernement, veut être légal, et entame des pourparlers avec le souverain, lequel gagne du temps en faisant traîner ces palabres pour permettre aux armées prussiennes de lui apporter leur secours.

Faut-il rappeler ici ce qui, tant de fois, a été constaté et que Michelet a salué de son admiration ? Bakounine le Panslave, Bakounine l’anti-Prussien, qui voyait dans l’Allemagne la réalisation de la nation autoritaire dans ce qu’elle a de plus néfaste, l’obstacle à ses théories et le rempart à une émancipation sociale, Bakounine fut l’homme de Dresde, celui qui, non seulement participa, mais anima l’insurrection et qui, celle-ci vaincue, organisa sa retraite.

C’est qu’avant tout c’était un révolutionnaire ; l’incendie d’une révolte ne pouvait pas s’enflammer sans qu’il y fût présent. Et puis antidogmatique dans ses jugements comme dans sa conception, il ne prétend pas soumettre le soulèvement populaire à des plans doctoraux.

Il attend la révolte des Slaves ou des pays latins, mais que, géographiquement, ce soit ailleurs quelle éclate, peu lui importe le démenti de l’histoire ; il est présent.

Il vit sa vie et ne se compose pas un visage pour la postérité.

Dresde vaincue, nous savons la suite : le repli sur Chemnitz où le vieux lion espère un rebondissement et une poursuite de l’insurrection. Mais seul le calme répond à son attente, et quelques jours plus tard il est arrêté.

Traduit devant les tribunaux de la Saxe pour son rôle joué à Dresde, il est condamné à mort, peine commuée en réclusion perpétuelle, mais l’Autriche le réclame pour sa participation l’année précédente à l’émeute de Prague ; même verdict et même atténuation de peine.

Cependant, la Russie n’oublie pas son refus d’obtempérer aux ordres du tsar lui intimant de retourner sur sa terre natale pour répondre de ses paroles et de ses écrits.

Il est livré au tyran moscovite. Ce sera sa troisième condamnation à mort avec la même commutation.

Le voilà dans les cachots de la prison Pierre-et-Paul où l’humidité ruisselle, où l’isolement est total.

Pour fuir ce bagne et cette mort lente (il a contracté le scorbut et a vieilli prématurément) il écrit sa confession au tsar, sur l’invitation qui lui en est faite par Orlov, ministre de l’Intérieur.

Écrit étrange, forcément équivoque, où se trouvent mêlés des repentirs qui sonnent faux (et auxquels il ne croyait pas) et des audaces où il parle avec lyrisme de la révolution de 1848 en France, et va jusqu’à donner des conseils d’humanité au tsar.

Celui-ci n’est pas dupe ; ce qu’il attendait c’était le nom des complices, et sur ce point Bakounine est muet, il ne citera que ceux qui sont à l’abri et hors de portée des polices intéressées.

Son supplice va se poursuivre et ce n’est qu’en 1857 qu’il est transféré en Sibérie, mesure prise pour éviter qu’il risque d’être libéré par les troupes anglaises et françaises alors en lutte contre la Russie, dans la guerre de Crimée.

C’est du continent asiatique, après huit ans de détention, qu’il va machiner son évasion par l’est, via l’Amérique.

Sur la terre sibérienne, il a épousé Antonia Kviatkowsky, fille d’un déporté polonais ; étrange mariage avec une fille de vingt-cinq ans plus jeune que lui et à laquelle, selon ses conceptions, il laissera les plus larges libertés.

Lui-même conservera la sienne ; de retour en Europe ce sera pour y reprendre sa vie de révolutionnaire.

Les prisons, les épreuves, la maladie, les calomnies que les agents de Marx ont déversées sur lui, durant ces années d’absence où, chargé de fers, il était impuissant à les démentir, rien n’a entamé sa juvénile insouciance des matérialités et son espérance dans une révolte accoucheuse d’une société nouvelle.

L’oreille au guet, il attend le signal d’un tocsin de la colère populaire, dont il espère la propagation de villes en provinces et de provinces en nations.

C’est ainsi que l’année 1863 le verra en Suède pour tenter un soulèvement de la Finlande (qui appartenait alors à la Russie), mais ce ne sera qu’un pétard mouillé - il y a trop d’opposition, trop de divergence dans la lutte contre le tsar - et Bakounine rejoindra l’Italie dont il a fait son port.

Les années passent et c’est 1871 ; il rejoint ses amis lyonnais et fomente la Commune de Lyon, antérieure de six mois à celle de Paris.

Ce sera sa dernière expérience et sa dernière déception ; la Commune de Lyon - plus rapidement, mais comme plus tard celle de Paris - est vaincue par la réaction.

Malgré son découragement, sa fatigue et sa lassitude, il sera encore de l’équipée italienne de 1874 (deux ans avant sa mort) mais le cœur n’y est plus et il n’y participe peut-être que pour chercher une fin.

Le géant russe va s’éteindre le 1er juillet 1876, laissant derrière lui une traîne de révolte et de lumière dont la clarté semble se rallumer chaque fois que l’histoire se tourne vers la liberté et l’homme vers son émancipation.

Reprenant le mot de Vallès, l’on peut dire « que son nom restera affiché dans l’atelier des guerres sociales comme celui d’un ouvrier qui n’était pas paresseux ».

M. L.


BAKOUNINE ET LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE.

Les révolutions ne peuvent être suscitées artificiellement, car elles procèdent non de la volonté d’un individu ou de l’action d’un petit groupement, mais d’un certain nombre de processus historiques des plus complexes. Toute tentative de déclencher les révolutions par des moyens fictifs n’aurait guère de chances d’être justifiée aux yeux de ceux qui savent combien lourdes sont les conséquences des grandes commotions sociales pour la majeure partie des pauvres gens, en l’occurrence les plus éprouvés. Mais point n’a été besoin jusqu’ici de provoquer artificiellement les révolutions, tous les gouvernements leur ayant toujours fourni avec un zèle remarquable les matériaux nécessaires ; et les peuples ont beaucoup plus souffert en endurant trop longtemps l’ordre social existant ou en se dressant contre lui sans une détermination suffisante qu’en se lançant dans des tentatives révolutionnaires irréfléchies. Notons également que toute tentative révolutionnaire, même avortée, est dans l’histoire un moyen d’éducation très utile pour la collectivité : les bavards se séparent des hommes d’action ; les devises des partis prennent plus de netteté ; les coalitions fictives de ceux-ci se désagrègent ; les véritables buts de la collectivité ressortent avec plus de clarté des divers problèmes nés en même temps, mais de portée très différente, toute expérience historique est une leçon dont on peut tirer profit pour l’avenir.

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Nous ne pouvons pas sympathiser avec ces révolutionnaires légalistes ni admettre leur programme dans nos colonnes parce que tous les exemples européens qu’ils veulent imiter ont toujours été et sont encore foncièrement hostiles au peuple ; parce que, dans leurs tournois d’éloquence sur les subtilités du régime constitutionnel, ils ont constamment oublié les besoins matériels essentiels de la plus grande partie du peuple et ce dernier n’a jamais compris ces révolutionnaires ; parce que enfin, une telle révolution légale ne serait pas une révolution surgie du peuple, accomplie par lui, mais une révolution imposée au peuple par un groupe de hauts fonctionnaires ou d’orateurs influents.

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Il n’existe qu’une seule loi réellement obligatoire pour tous les membres, individus, sections et fédérations de l’Internationale, dont cette loi constitue la vraie, l’unique base. C’est, dans toute son extension, dans toutes ses conséquences et applications : la solidarité internationale des travailleurs de tous les métiers et de tous les pays dans leur lutte économique contre les exploiteurs du travail.

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Le mensonge ne peut être un moyen pour propager la vérité : ni l’exploitation [de l’homme par l’homme] ni la domination autoritaire des individus, un moyen pour instaurer la justice ; l’accaparement par la force de richesses non gagnées par le travail, la transmission de biens matériels d’un individu à un autre ne peut être un moyen pour vaincre le plaisir et l’oisiveté. Dans la lutte, les circonstances peuvent rendre nécessaires, à l’encontre des ennemis, l’emploi temporaire du mensonge, de la contrainte et la prise de vive force des armes de combat. Mais en dehors des cas où cette nécessité temporaire s’impose absolument, de tels moyens nuisent au but même auquel ils sont destinés. Entre adeptes de la même idée, entre compagnons et alliés au service de la même cause, le mensonge est un crime, les illusions entretenues à dessein sont une trahison de la cause, la contrainte, un fait inadmissible, l’exploitation de l’homme et l’intérêt personnel, des choses révoltantes. Les gens qui prétendent que la fin justifie les moyens ne devraient jamais oublier que leur principe a pour limites ce simple truisme : hormis les moyens qui vont à l’encontre du but. Nous repoussons catégoriquement l’emploi de moyens qui vont à l’encontre du but. Nous repoussons catégoriquement l’emploi de moyens inadéquats, c’est-à-dire de moyens dont l’efficacité est des plus problématiques ; ou qui, valables pour le présent, feront en définitive plus de mal que de bien lorsqu’on les inclura dans le programme d’action ; ou encore de moyens qui, par leur nature, s’opposent en principe au but même de nos aspirations.

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Pour détruire le panslavisme et le pangermanisme, il n’y a qu’un seul moyen, c’est de les noyer simultanément tous les deux dans l’humanité, par l’abolition des États.

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Qui dit État, dit nécessairement domination et, par conséquent, esclavage ; un État sans esclavage, avoué ou masqué, est inconcevable, voilà pourquoi nous sommes ennemis de l’État.

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Préparer la victoire de la révolution populaire quand le moment sera venu de l’accomplir, et lorsque l’appelleront le cours des événements historiques et les actes du gouvernement, tel est le but le plus proche de l’action que nous considérons comme un devoir pour tous ceux qui veulent le bien de la Russie, pour tous ceux qui sont sincèrement attachés au programme populaire exposé ci-dessus.

Posté par AnaXarK à 14:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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